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 Une chanson rend toujours plus gai un voyage.

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Meneur | Lieutenant
• I'm Gintoki Donten

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Localisation : Entrain de m'amuser avec ta soeur, ou ta mère, ou même ta grand-mère~~♥.

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MessageSujet: Une chanson rend toujours plus gai un voyage.   Dim 20 Nov - 16:24


C'était la galère. La méga-galère. L'attaque des Marines ne nous avait pas surpris outre mesure, mais leurs effectifs et leurs puissances de feu avaient été grandement sous-estimé. Nos Escargophones noirs nous avaient permis de capter le discours d'un homme bien connu : le Vice-Amiral Kenshin. De tous nos adversaires, il était le plus virulent. Qu'il soit le commandant de cette mission spéciale des Marines n'était finalement pas une surprise, mais présageait une sérieuse puissance en face. On ne savait même pas si notre leader, Crowfang, était capable de rivaliser avec lui. L'homme restait insaisissable même pour l'armée Révolutionnaire et il n'était même pas présent à Centaurea. C'était déprimant. Et Kojiro déprimait vite, très viiiiite. Oui, Kojiro parle parfois à la troisième personne, mais c'pas sa faute, j'aimais pas l'école. C'était à chier et quand j'faisais une connerie, on me frappait le croupion avec une planche de boulanger. J'avais le cul marqué à blanc. Et comme le truc était en plus avec des petits trous -m'demandait pas pourquoi- ça faisait un putain de tableau chelou d'Art Moderne. On m'appelait à l'école "Culs à Pois". J'ai souffert de ça pendant toute mon enfance. Aaaah, putain, mais quel monde de merde. C'est à ce moment-là que j'ai tenté de me suicider pour la première fois. Mais mon professeur Tiral Sasaki m'a aidé. Il essayait aussi de se suicider et son poids a brisé la branche où j'avais accroché mon corps. Il est mort en se faisant éventrer par la dite branche. Ce jour-là, j'eus une révélation, tandis qu'une pluie de sang me mouillait la figure. Je me dresserai contre l'ordre établi, je le baiserais profondément du mieux que je pourrais et retrouverait foi en moi-même. Bon, tout ne s'est pas passé comme prévu hein. Je souffre toujours de dépression chronique, mais l'médecin m'a donné des médocs. Je vais mieux. Même si cette situation me déprime... me déprime beaucoup... j'ai justement une corde solide dans mon sac. Parce que y a des falaises sur l'île, vous comprenez... y a pleins d'arbres ici en plus... hein... j'dis ça, j'dis rien. Juste histoire de causer. Je ne pense pas du tout à... à m'suicider.

Respire un bon coup. Ressaisis-toi. Prends une cigarette pour te calmer. Allume-là. Voilà. Aaaaaah -expiration de fumée- ça va mieux hein ? Oui ça va mieux. J'suis trop crispé. C'est le stress ça. Putain de Marines qui viennent nous chier dans les bronches. 'Sont pas croyables ceux-là. Infoutus de faire régner l'ordre et la Justice et EN PLUS, ils viennent nous les briser. Comme quoi, ce serait pas notre île, mais celle du Gouvernement, blablabla... mais qu'ils aillent s'faire mettre ces connards ! Le Gouvernement Mondial, on l'emmerde ! On est des Révolutionnaires putain, pas des danseuses de salon qui tortillent du croupion pour vous faire plaisir ! On assiège et on renverse votre autorité de pisseuse ! Et tout cela avec le sourire, s'il vous plait ! Ah ? C'vrai que j'déblatère depuis tout à l'heure, mais j'ai pas posé l'décor. Mon unité et moi, nous sommes en route pour l'Avant-Poste dont nous n'avons plus de nouvelles depuis peu. Les Marines y sont certainement pour quelque chose et nous sommes chargés en tant qu'éclaireur, de confirmer leurs positions, leur nombre si possible et les forces en présence. Pour l'instant, on en a rencontré aucun et si ça s'trouve, ces glandus sont en train de bouffer ou d'attendre leurs ordres. Hey, on est chien du Gouvernement ou on ne l'est pas...

***


Ce que Kojiro et son unité ne savait pas, c'était qu'une précédent groupe de Révolutionnaires était passé par là, mais qu'ils avaient été anéantis. Anéanti par une menace aux cheveux frisés. Aux cheveux blancs comme la neige. De leur agresseur, ils n'avaient pu entendre qu'une série de sons : une chanson. Dans leurs morts même, il semblait que cet éternel chant les transperçait encore. Gintoki était parti avec sa bande de gais lurons en quête de femmes à draguer, de Révolutionnaires à défoncer et d'autres joyeusetés que seuls les vrais hommes recherchaient. Du bon alcool par exemple. Oui, l'unité du Samouraï n'était pas connu pour être une des plus réglo de la Marine. Ils n'étaient pas non plus connus pour être très amicaux, ni même des héros dans l'âme. C'était plus une bande de gars qui offraient leurs services tarifés à la veuve et l'orphelin, parce qu'ils n'avaient simplement rien d'autre à faire. Et oui, tout le monde n'étaient pas entrés dans la Marine avec de grands rêves de changement du monde pleins la tête ou parce qu'ils avaient à cœur l'idéal de Justice. La plupart des gars de Gintoki étaient des camés, des déchets que le Guerrier avait ramassé pendant un de ces jours de bonté. Prenez le Matelot Kobra par exemple : ancien esclave d'un savant fou qui lui avait greffé une arme dans le bras contre sa volonté -arme qui s'était enfaite révélée être un tuyau d'eau, le vieux bougre s'étant gouré de plans- il fut jeté avec les ordures à la suite d'une venue du Fisc du Gouvernement Mondial. Eh bien Gintoki l'avait ramassé et avait fait de lui un puissant Karscher Humain, capable de défoncer des gens de toutes origines (bien qu'il aime s'en prendre particulièrement aux vieillards). Comme quoi, tout était affaire de volonté. Gintoki, pour sa part, souhait vivre avec ses principes et son Bushidô comme il l'entendait et la Marine avait semblé un bon endroit pour exercer sa propre Justice fantasque. Le but qu'ils poursuivaient à présent était le fameux village des contrebandiers, seul endroit de l'île où l'on pouvait se rincer le gosier en toute tranquillité. Aucun d'eux ne portait l'uniforme réglementaire et ils étaient tous assez suicidaires pour se rendre en plein territoire ennemi. L'appel de la boisson était parfois pour un homme un sentiment plus impérieux que la peur de mourir... Le voyage aurait pu donc être morose, si le Samouraï ne chantait pas une chanson de Wanokuni pour égailler ses troupes.
***

Alors que nous marchions dans la forêt, nous entendîmes une chanson étrange.
Et nous comprirent.
Nous n'avions rencontré aucun Marine, car il n'en fallait qu'un seul. Nous n'avions pas rencontré d'autres unités et il n'y avait pas d'infos de la part d'autres Révolutionnaires, car ils étaient tous morts.
Les paroles digne d'une étrange chanson pop sonnèrent comme notre glas.

« Si je te serre dans mes bras, je serai en sang et j'irai directement dans l'au-delà...~~♫♪ »

ça se rapprochait.

« Le bout de ta lame est si pointu qu'en t'embrassant, j'me suis coupé la langue ! Je t'aime, car tu n'es pas du genre qu'on peut enfermer dans un fourreau !~~♫♪ »

La peur gagna mes troupes et moi-même. Nous saisirent nos mousquets et moi, mon sabre.

« Je suis le père d'une dizaine de bâtards, j'ai crée 100 000 dépravés ! Prêter main forte, amitié durable, combats sérieux, je t'aiguise, je t'aime, le plus résistant gagnera !~~♫♪ »

Les deux groupes se faisaient face, les uns sur le qui-vive, les autres souriants. Gintoki fit un signe à Kobra et sortit sa lame doucement.

« Un membre poli qui reflète tout, un membre aiguisé qui tranche même le thon ! »

Nous nous élançâmes, mais nous ne vîmes que trop tard le mécanisme caché du bras de l'autre zigoto. Un jet d'eau surpuissant nous cueillit, mouillant notre poudre et nous envoyant à terre. Puis nous entendîmes à nouveau le couplet.

« Quand j'ai embrassé mon sabre, ma langue a été coupéééééé !! »

Gintoki tournoya dans les airs et passa entre les Révolutionnaires comme un cabri shooté à la vitamine.
Il rengaina son sabre.
Et continua sa route avec ses compagnons. Des bruits de corps tombant chantèrent une douce musique à leurs oreilles.
Le menu fretin était décidément partout.
Le Guerrier ne sourit pas.
Arrêta de chanter.
La Bataille avait déjà commencé.
Puis se remit à fredonner un drôle d'air.
Après tout, une chanson rendait bien toujours plus gai un voyage...

[Chanson emprunté à Julian de Samurai Deeper Kyô avec quelques paroles changées. ♥]

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MessageSujet: Re: Une chanson rend toujours plus gai un voyage.   Ven 30 Déc - 21:44

    Qualité : 5/5
    Langue : 3/4
    Quantité : 3/3
    Originalité : 2/2
    Mise en page : 1/1
    TOTAL : 14 + 2 points bonus
    => + 16 XP - 5XP (solo) = 11 XP
    Remarques : T'as fait des fautes, p'tit saloupiaud! 'Spèce d'indigne! Maiiiis bon : t'est quand même un grand fou qui me rend heureux quand j'te lis. Un p'tit peu psychotique sur les bords, un brin joyeux pour mieux faire passer la pilule, des révolutionnaires pétés, y a tout ma parole. Le premier paragraphe était un peu gros à mon goût, mais ça reste négligeable. Comme j'ai dit, y avait quelques fautes, rien d'bien méchant, mais elles détonnent justement plus quand y en a presque pas.


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