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 Un nouveau lendemain est toujours une nouvelle surprise. [Pv. Adora]

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• I'm Gintoki Donten

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MessageSujet: Un nouveau lendemain est toujours une nouvelle surprise. [Pv. Adora]   Dim 15 Jan - 19:03

[I'm back in business baby, avec un looooong post !]

Mais parfois, c'est quand même violemment la merde.
Tous les matins du monde étaient une hérésie. On vous emmerdait pour aller bosser, pour aller à l'école. Votre maman vous réveillait brutalement, tirant parfois la couette, laissant à l'air vos parties génitales ; levant pas mal de tabous entre vous. C'était en effet enfin l'occasion d'expliquer à votre mère pourquoi Fernando, votre ami Mexicain, semblait attacher tel un bigorneau sur un rocher à votre entrejambe ? Ou pourquoi aviez-vous choisi de vous tatouer le portrait du Vice-Amiral Kenshin sur votre mont de Vénus ? Quand était-il encore de vos piercings fantaisistes imitant le symbole du Gouvernement Mondial ? Tous les matins du monde sont un point d'interrogation surmonté d'un doigt d'honneur. Le soleil vous dardait ses rayons sur la gueule, vous tirant des douces loches de Morphée, brutalisant vos sens et votre volonté, vous priant d'aller accomplir des choses dont vous n'aviez que très moyennement quelque chose à secouer. Tous les matins du monde étaient traumatisants. Tous les matins du monde étaient sans retour... Gintoki allait l'apprendre bientôt à ses dépens et ce fut tout d'abord quelque chose d'étrange et de fondamentalement chimérique qui vient lui briser menue les roustons, plutôt que notre bonne vieille réalité. Car, comme cela lui arrivait depuis quelques années, le Samouraï rêvait. Bien entendu, nous ne parlerons pas de ces rêves érotiques peuplés de Sirènes et autres femmes exotiques de petite vertu, constitués en harems aussi variés que gigantesques, de toutes les variantes possibles et inimaginables, mais bel et bien de ces fréquents songes où s'entrecroisaient maelström de symboliques Freudiens plus que vicelardes et autres univers incongrus gouvernés par des salopards aux accents douteux. Parce que oui, chers amis, Gintoki ne rêvait pas tout le temps de femmes à poils. Parfois, Gintoki rêvait aussi de Miguel Consciencia.

Qui était Miguel Consciencia me direz-vous ? Un connard de la pire espèce, la Némésis absolue de notre héroïque pervers. Imaginez un Bisounours à l'accent hybride entre Mexicain et Espagnol et aux fringues douteuses, dans une mauvaise parodie du stéréotype du Français moyen. Ajoutez-lui une petite moustache et un air niais continuel, doublé d'un sens éthique très chiant et de fréquentes apparitions pour vous cracher son ton mielleux et moralisateur dans la tronche. Et pour ne rien arranger en plus, après avoir soulevé la cloche argentée pour connaitre l'ingrédient précédent, vous découvriez que ce troufion a le don de vous ressembler point par point ! Ça y est, la recette est prête ? Bravo, vous venez de gagner le droit d'avoir une salope d'hallucination qui vous harcèle tout le temps. Mais tirons-nous de cette comparaison culinaire pour arriver dans la forêt enchanteresse des rêves de Gintoki. Oui, c'était une forêt. Une forêt sortie tout droit des brumes de marijuana d'un rassemblement de Hippies digne de Woodstock qui était comme toujours le cadre d'une joute verbale qui s'annonçait d'une irritation sans précédente pour Gin, sinon une soirée copieuse de concassage de noix. Surtout que ce connard disait des choses qui n'avaient strictement aucun sens.

« ¡ Ayayayai, Hola Gintokí, céla faisait longtemps ! Yé souis ta consc-
- Ta gueule. Sérieusement, ta gueule.
- Holalala, il ne faut pas paller cômme çà, si tlès mal, Gintokí.
- Je t'encule. Je t'encule, je te dis.
- Mais poultant tou m'avais dit que cé n'était pas dans tes habitoudes sexouelles.
- J'ai fais un rêve tu sais, Miguel. Le rêve qu'un jour, je me ferais une Sirène. Le rêve qu'un jour, tout homme pourrait avoir son harem s'il le voulait. Le rêve qu'un jour, tout le monde serait égaux sur le chemin qui mène à la baise ! J'ai fais un rêve, Miguel, un rêve magnifique où tu ne pourrais pas m'envoyer ton accent de merde dans les esgourdes, tout simplement parce que tu serais sans voix, non pas tant parce que ton orifice anal se verrait copieusement empapaouté par une pelle modèle Géant, mais parce que tu te rendrais compte que tu n'es qu'une petite salope de clone, fruit de mon esprit malade et que ton existence en elle-même est une fantaisie de mon cerveau pour m'éviter de faire trop de saloperies et pourtant Dieu seul sait qu'il aime les saloperies !
- Ayayai Gintokí, tou n'es pas tlès sympathique... En plous, tou né sais mime pas poulquoi yé souis là auyould'hui.
- Ouais c'vrai ça, pourquoi tu viens encore m'faire chier dans mes rêves, p'tit enfoiré ?
- ¡ Tou as fait oune chose muy gláve hiel soil, c'ést poul cela qu'est yé souis venou !
- Une chose grave ? Hier soir ? Va falloir être un peu plus explicite mon lapin, parce qu'outre le fait que mon esprit est présentement comme d'la verdure à la vapeur, j'ai arrosé mon gosier comme il s'doit pour not' victoire à Centaurea. Et puis bon, choses graves, choses graves, t'entends quoi par là ? J'ai fistfucké trois filles, fait rompre deux couples, tourner lesbo' une donzelle qui m'faisait chier, est vomi, est mangé mon vomi, est re-vomi, est nagé dans mon vomi, est vomi dans mon vomi, 'me suis endormi dans mon vomi et est foutu des gens dans mon vomi. Oui, papa, maman, j'aime mon Gerbi. Bref, j'ai fêté dignement notre victoire hier soir.
- ¡ Ayayayayayayayayai, tou es vlaiment illécupélable. Ci n'est pas poul ça qué yé viens poultant, no, tou as osé rromple oune loi ancestlale et c'est tlès vilain dé bliser les lois saclés !
- J'suis désolé mon gars, j'vois pas de quoi tu parles.
- Miguel, laisse-mwa pwendwe le welai, sinon, il ne compwendwa yien chet idiot. »


Gintoki se glaça en attendant cet autre accent ignoble. Une sorte de vieux relents de la riante et chieuse Angleterre. Il renifla. Une vieille odeur de thé et de crackers, ainsi que d'alcool emplissait ses narines. Il n'y avait qu'un seul homme capable de sentir à la fois les biscuits apéritifs, le thé et la bibine, qu'un seul qui ne pouvait être qualifié de charmant "British", mais plutôt de suppôt de la perfide Albion. Un seul. Il était capable de réussir à transformer une merveilleuse recette de quiche lorraine, tel un MacGyver culinaire, sans quasiment rien sous la main, en un tas d'immondices, tant l'inventivité des goûts et couleurs répugnantes vous atteignaient droit au cœur (et furieusement à l'estomac). Le mauvais goût de cet homme tenait du prodige. Le Samouraï se retourna, se retrouvant nez à nez avec l'individu qui portait un ignoble costume mauve, une chemise jaune d’œuf et une cravate bleu. Derrière ses lunettes tout aussi mauve que son horrible costard, Gintoki pouvait déceler la malignité perfide de l'English stéréotypé de base. Il n'y avait qu'un homme, qu'une hallucination qui se présentait ainsi...

Ce connard était un ennemi.

Et tout comme Miguel, il faisait partie de lui.

Cet homme, c'était sa Justice.

« Eyh bien alows Gintowki, on se pewmet de bwiser la plus élémentaiwe des wègles au sein de la Mawine ?
- Hein ?
- Aussi vouai que jay m'appelle James Justice, je chais que tou as fait de vilaines choses ! Des choses qui empiètent suw le domaine de la Juwstice, d'où ma venue.
- Bon, vos charades à la con m'les brisent, j'me casse. Virez d'mes rêves, bande de salopes ou j'vous jure que je vais bouffer une glace pour avoir un froid d'cerveau et vous faire disparaître !
- Tu n'osewas jamais ! Tou chais au fond de twa que tou as besoiwn de nous !
- Comme disait Moris le Cyborg : "Haksta la bichta, beby" ! »


La forêt disparaissait progressivement autour de lui et les deux troufions s'effaçaient, ne voyant qu'un sourire torve et un doigt d'honneur fièrement brandi leur apparaitre. Gin se réveilla brusquement, groggy, enfin débarrassé de ces deux emmerdeurs. Ces médocs contre ses hallucinations chroniques avaient foutu l'camp dans la flotte lors de son arrivée à Centaurea, il y a trois mois de cela et il n'avait toujours pas eu le temps d'aller en récupérer chez C. Meth l'ancien taulard, devenu épicier du coin. Le gus était réputé pour être un véritable messie des plantes et les racontars de taverne disaient bien qu'il avait tout un jardin dans son falzar et même du vert venant de l'île Torino. Une fois qu'il aurait ce qu'il voulait, le Marine comptait bien cueillir le crétin qui avait décidé de reprendre ses activités illicites après sa sortie de tôle. Mais pour l'heure, Gintoki était sujet à un mal bien connu de tout à chacun : la gueule de bois. Lendemain de soirée oblige, le Samouraï avait en effet la tête comme une coucourde, pire, il avait l'impression que les Vice-Amiraux s'étaient donné rendez-vous pour initier plusieurs Buster Call dans sa caboche. Autant dire qu'il avait dû sacrément s'arroser le gosier la veille, mais ses souvenirs restaient toujours aussi malheureusement flous. Il avait fanfaronné devant Miguel, mais il n'était plus du tout sûr de rien. Après tout, la gueule de bois était un mal récurrent depuis l'aube de la création de l'alcool, il y a de cela très très longtemps, des brouettes et des ornithorynques et des brouettes d'ornithorynques. Comme un coup dans les roubignoles, comme un scalp, la gueule de bois avait été la peste noire du consommateur bien avisé de breuvages enivrants. A travers les âges, les piliers de comptoirs s'étaient toujours montré inventif pour la contrer, allant de la simple astuce primaire du "mal à la tête ? ça vaut pas tripette !", en passant par le "putain d'gueule de bois... un seul remède, on s'en fout encore jusque là !" aux méthodes scientifico-chiantes dont nous ne parlerons pas, tout simplement parce que l'auteur de ce post n'a pas trouvé de rimes rigolotes avec xylostome, mot scientifique désignant le mal bien connu évoqué ci-dessus.

Si encore notre héros avait eu la bonne idée d'épargner ses mirettes et son cycle du sommeil, se couchant suffisamment tôt pour ne pas avoir la tête dans le pâté en se réveillant, ce monde flou -qu'il ne percevait d'ailleurs qu'à un centimètre et demi de lui, c'est à dire, jusqu'à son nez- qu'il voyait aurait pu s'estomper. Mais naaaaan, il avait préféré veiller durant des heures pour se bourrer la gueule et faire sans doute des choses pas très reluisantes à deux ou trois demoiselles qu'il avait dû croisé au détour d'un couloir. Et voilà que maintenant, il cumulait tête dans le fion, vision trouble, gueule de bois affligeante et hallucinations de deux troufions aux accents fortement irritants pour la calebasse. Le Samouraï devait faire l'effort de se souvenir... de remonter à la source de toutes ses emmerdes... le motif... le motif de la soirée, c'était quoi déjà ? Attends... euh... putain, ma têeeete... ah ouais, c'vrai, j'sais en plus, c'était encore un aut' tocard qui voulait qu'on fête la victoire à Centaurea... putain, ça fait TROIS MOIS LES MECS, faudrait falloir arrêter de tourner ça en prétexte pour picoler... Raaaaah, ma tête. En plus, j'suis sûr que ces cons-là y étaient mêmes pas ou alors n'foutaient rien... moi, j'ai croisé une bonne, nan j'veux dire, une BANDE de cons et une aut' Marine, que j'serais pas dire si elle était un peu simplette dans l'âme ou qu'elle avait pas compris le principe de la guerre... aaah, elle était quand même foutrement bonasse, y a pas à dire. J'aurais bien aimé faire la conversation avec elle, BWEHEH-waaaaaaïe, ma tête, bordel de putain de bordel de merde ! Mais attends putain, je l'ai pas recroisé à c'te soirée d'ailleurs ? Un cul pareil, ça s'oublie pas. Enfin, tout son être est inoubliable bwéhéhéhah-wooooouh cerveau, calmos, calmos, mon petit, wooooouh, tout doux voilà, ah nan, ah nan, ah nan, reviens pas le mal de tête, WOOOOH PUTAIN SALE PUTE DÉGARNIE !

Le mal de crâne du Lieutenant l'empêchait clairement de se remémorer avec l'exactitude d'une personne sobre les évènements de la soirée de la veille, cependant, il avait déjà réussi à grappiller quelques données intéressantes, ce qui l'aiderait au moins à ne pas se sentir trop con quand il demanderait aux autres ce qui s'était passé. Il se demandait d'ailleurs où était Kobra en ces temps de migraine effroyable. Son sous-fifre préféré lui aurait sans doute sorti de la semelle de sa chaussure un vieux remède de grand-mère qui aurait miraculeusement marché, tel un Deus Ex Machina salvateur ou bien même lui aurait un brin karcherisé la ganache pour le réveiller. Cependant, il n'était pas là et Gintoki devait faire avec. S'appuyant pour se redresser dans le lit qu'il occupait, il cessa aussitôt son mouvement. Sa main droite avait touché quelque chose de mou. D'agréablement mou. Quelque chose qu'il lui semblait connaitre... Sa main gauche avait également touché quelque chose... quelque chose de long... qui lui paraissait aussi étrangement familier. Il tripota encore pour être sûr, malaxant la chose qu'il avait dans sa main droite amoureusement, se sentant étrangement bien en le faisant... puis il toucha un peu l'autre truc de sa main gauche et eut soudain mal au cœur. Ces sensations étaient plus que louches et pourtant il lui semblait qu'il les avait connu toute sa vie. Sa vision trouble en était toujours au point mort et ce n'était pas les rayons que cet enfoiré de Soleil lui dardait dessus qui allait arranger les choses. Mais bientôt, il sut.

Il sut lorsque le truc dans sa main gauche, à force de doux tâtonnements, se redressa, fier et turgescent.

Dur.

Il reconnut ses sensations sur le champ à cet instant.

Il ne voulait pas le croire. Il s'accoutuma à la lumière ambiante.

Et il vit la vérité.




Dans sa main gauche, était le pénis d'Alheïri Salem Fenyang. Dans sa main droite était l'un des seins d'Adora Julian Hyou. Il était au milieu d'eux... tous étaient dans le même lit... Cela puait violemment du cul. Comme le Destin était un salopard rieur, sa vue lui fut alors rendu comme par miracle et son esprit était plus clair que l'eau limpide d'une rivière. Cela puait violemment du cul. Les yeux exorbités, la bouche ouverte, le visage métamorphosé en une grimace de désespoir, Gintoki observait les corps nus des deux autres Marines dormirent, puis observaient ses mains qui les tripotaient. Il lâcha doucement l'attribut génital d'Alheïri et touchait toujours la poitrine d'Adora comme pour se rattraper à la réalité. Tout foutait le camp autour du lui et il avait désespérément besoin d'une ancre douce et moelleuse. Cela puait violemment du cul. Le Samouraï ne devait pas paniquer, ne devait pas paniquer... ne devait-PUTAIN, JE PANIQUE BORDEEEEEEEEEEEL !! C'est quoi cette merde, c'pas vrai, c'pas possible, c'est des conneries hein, j'fais un rêve hein, j'fais un rêve, c'est sûr ! J'peux pas avoir tant de scoumoune, c'pas possible, hein ? HEEEIIIN ? N-n-n-nan, j'ai pas... on a pas... il s'est rien passé hein, haha, ouais j'en suis sûr, on s'est juste couché à poil dans le même lit... voilà, hein, on a juste aidé les autres à se désaper pour pioncer et on s'est endormi dans le même lit, bien entendu. Il peut pas... il peut pas y avoir d'autres explications, n'est-ce pas ? Héhéhahaha... Hein ? Hahahéhé... N'EST-CE PAS ?! Par exemple, si j'tourne la tête vers la table de chevet, j'vais rien voir hein... j'vais absolument rien voir, j'en suis sûr. Moi, peur ? Nan, nan, absolument pas. J-j-j-j-j-j-j-j-j-j-j-j-j-j-j-j-j-j-j-j-j-j-j-j-j'ai pas peur ! Du tout ! Bwéhéhéhahahaha...

Spoiler:
 

« ... »

Gintoki resta silencieux. Au moins, il avait sans doute fait cela qu'avec Adora, ce qui n'était tout de même pas déplaisant. Se redressant dans le lit, il sentit une douleur suspecte dans le bas du dos.

Cela ne se pouvait pas.
Non.
Non !
NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !!

Il avait regardé du côté d'Adora et avait vu des capotes usagées. Il venait de regarder du côté d'Alheïri et il venait de voir également des préservatifs déjà utilisés...

Marrons.

« Non... N-n-n-n-non ! NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !! MAIS POURQUOI BORDEEEEEEL ?!!! »

Tout le monde avait couché avec tout le monde. Tout le monde était passé sur tout le monde. Cela puait violemment du cul. Gintoki avait enfin compris les interventions hallucinatoires de son cerveau et ce qu'ils voulaient dire par "briser les règles". Il n'était en effet pas recommandé aux Marines de se lier entre eux. Là, on pouvait carrément dire que Gintoki avait tapé dans le lien dureté Granit Marin. Pour se calmer, le Marine respira profondément et retrouva sa nature perverse. C'est vrai qu'il avait enfreint les règles les plus élémentaires de la Marine et c'est vrai également qu'il avait apparemment couché avec un homme, mais tout cela n'était-il pas génial en fin de compte ? Il ne fallait pas oublier que Gintoki Donten était un pervers pansexuel. Femme, homme, quel importance ? Ils ont tous des endroits où mater après tout. Ils regorgent tous de trésors de sensualité. Bref, en un mot comme en cent, Gintoki était présentement un homme heureux. Il avait retrouvé ses esprits et son sourire en coin s'accompagna de ses bras croisés derrière sa tête, matant tour à tour ses deux compagnons d'infortune. Il eut alors une idée digne de l'enfoiré qu'il était. Tandis que les deux partenaires de sport de chambre se réveillaient péniblement après le cri qu'il avait poussé, il s'esquiva et alla préparer un copieux et bon p'tit brunch pour les mettre tous d'aplomb. C'est donc entièrement nu, avec un grand sourire et un plateau repas garni de mets succulents -œufs brouillées aux lardons, jus de fruits, saucissons, bières et thés- au niveau de sa zone génitale -lui donnant ainsi l'avantage qu'ils ne puissent pas voir son service trois pièces- qu'il apparut aux deux autres Marines, leur disant avec toute la simplicité du monde :

« Debout mes canaillous, ce matin, c'est papa qui régale. ♥ »


Tous les matins du monde sont traumatisants, ne vous l'avais-je pas dit ?

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Dernière édition par Donten Gintoki le Lun 30 Jan - 16:13, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Un nouveau lendemain est toujours une nouvelle surprise. [Pv. Adora]   Lun 16 Jan - 16:37

« Un nouveau lendemain ?»
Feat Alheirï S. Fenyang & Gintoki Donten



« Papa... OMFG »

Un cri, mais c’était qui ce con qui criait comme un abruti au point de tenter de s’arracher tranquillement les cordes vocales. C’était tout sauf drôle, c’était juste désagréable, surtout qu’hier ils avaient grave picolé. Enfin, on l’avait plus exactement embarquée pour picoler. Encore une fête, celui qui a un jour prétendu que chez la Marine c’était sérieux, il se fourrait un doigt dans l’œil et le ressortait par tous les autres orifices en même temps. De plus, s’il y avait une personne stupide qui gueulait, c’était probablement qu’elle n’était pas dans sa chambre… Tendant lentement le bras, elle toucha celui de quelqu’un d’autre, un homme, visiblement lui aussi encore dans sa léthargie. En clair, il fallait qu’il y en ait encore un autre pour crier de la sorte. Ça devait être parce que sans faire exprès ils lui avaient piqué sa chambre, ça ne pouvait être que cela…
Et bien malheureusement non ce n’était pas ça, en entrouvrant les yeux, elle vit l’abruti en question, dans le plus simple appareil, tout juste vêtu d’un plateau plein de bouffe. Bon… Comment être rassurée en quelques secondes sur tout ce qui avait pu se produire pendant la soirée, et probablement aussi pendant la nuit. Adora referma les yeux, cherchant à se remémorer du mieux qu’elle pouvait tout ce qui s’était passé et qui demeurait étrangement flou… Habituellement, même complètement déchirée, elle se souvenait de l’essentiel.

On lui avait dit qu’on manquait de minettes, et que s’il n’y avait personne de la Marine pour représenter la gente féminine, les accompagnatrices ne se sentiraient pas en sécurité. En gros elle servait de protectrice… Même si ces demoiselles auraient plutôt dû se méfier de leur protectrice. En entrant elle avait croisé Robert, ouais Robert le camionneur, celui qui adore littéralement les petites filles en robe à fleurs voletante. Il disait qu’il appréciait notre Adora parce qu’elle lui rappelait sa préférée, celle qu’il avait dû réduire au silence pour éviter en prison. Bien entendu, elle était trop vieille à son goût, c’est pour cela qu’il se contentait de lui offrir de quoi prendre du bon temps avec quelques stupéfiants des plus extravagants et de la meilleure qualité. Sa bichette on ne lui abîmait pas, elle était à lui ! En revanche, ce surnom de merde, personne ne viendrait lui réclamer.
Elle avait donc croisé Robert et ses cinquante-huit printemps.

Robert, pour faire simple, elle l'avait rencontré y a un petit bout de temps, à l'époque où l'on tentait de le coincer comme dealer, ça n'avait pas duré, il faisait ça pour arrondir ses fins de mois, sa plus grave perversion c'était plutôt son étonnant penchant pour les jeunes filles pas encore pubère, les seins il n'aimait pas, mais Adora il l'aimait bien, surtout parce qu'elle avait trouvé le moyen de lui faire éviter de prendre quelques années de prison en arrangeant gentiment son dossier.
Il n'était plus de sa toute première jeunesse le Robert, mais il avait un certain charme qui attirait les femmes mûres, mais lui, ce qu'il voulait c'était des petites filles. Depuis, ils se voyaient régulièrement pour boire un verre et plaisanter un coup en jaugeant ces jeunettes qui se croyait plus vieilles qu'elles ne l'étaient.


Quant à ce qu'il faisait là, c'était juste qu'il c'était dit qu'il valait mieux qu'il profite de toutes ses soirées où il pourrait arrondir un peu plus largement ses fins de mois, un peu trop largement même, mais bon... Adora fut surprise en voyant son air tristounet car on ne voulait pas le laisser entrer. Car même s'il avait la carrure d'un combattant, il n'osait pas toujours parler trop fort pour impressionner, et là il se laissait doucement marcher sur les pieds, beaucoup plus qu'à son habitude.
Il lui avait avoué qu’il avait eu le coup de foudre, enfin il ne savait pas si c’était de l’amour ou quoique ce soit dans ce genre, mais il fallait absolument qu’il rentre dans cette soirée privée pour tenter de l’atteindre. Notre charmante demoiselle l’avait donc fait entrer, il l’avait aidée suffisamment de fois pour qu’elle ne puisse lui refuser un service de ce genre. C’est là qu’il lui avait pointé l’élue de son cœur qui était en fait un élu.
Et ce maringouin des Carpates, elle le reconnaitrait entre mille, c’était l’autre andouille, qui en plus d’avoir apprécié son fessier l’avait transportée telle un sac de patates lors de la bataille de Centaurea. Parfois il en avait vraiment des bonnes pour se trouver ses chéries le Roro, parce que là c’était juste abusé. Sans prendre plus garde aux tentatives d’approche qu’il faisait, elle alla se servir un verre et dragouiller tranquillement de la minette. Visiblement, les femmes, les vraies, qui avaient vu la guerre et tout le blabla, ça plaisait encore plus que ces mâles puants.

Malheureusement, son amusement ne dura pas si longtemps, monsieur le lieutenant avait vraiment abusé et commençait à trouver ça vraiment drôle de se vider les entrailles avant de se les re-remplir par ce même jus. Tout cela était dégoutant et, en plus, il semblait vouloir repeindre la taverne en entier, je ne vous raconte pas le massacre. Il fallait d’urgence le sortir de là. A l’aide de Robert et d’un autre charmant jeune qui semblait avoir aussi compris que ce recrache-entrailles allait juste pourrir le reste de la soirée. Cette même soirée qui devenait lassante tant elle avait été répétée depuis les trois derniers mois.

Elle n’avait pas été dure à trouver sa chambre, et notre Roro national fut ravi de la découvrir, on entraîna donc l’ivrogne dans la salle de bain afin de le nettoyer un minimum. Adora, à priori la moins déchirée des trois, se chargea de le déshabiller entièrement et de le laver vite fait au jet d’eau. Il en poussa des cris au sujet d’un certain Karcher, probablement son ou sa petite amie, en tous cas, il la réclamait avec affection. La brunette le foutu dans son pieu, le laissant aux bons soins de Robert qui se prit un plaisir visible à le calmer. Ce qu’il lui fit exactement lui passa complètement au-dessus de la tête. Le camionneur avait laissé à son attention de quoi prendre de nouveau un peu de bon temps, la remerciant à sa manière pour la soirée qu’elle lui avait permis de passer. Notre Sergent-chef, en fuma donc un brin, ou deux. Peut-être même plus de trois limite. Ça faisait un bail, et c’est d’ailleurs ce qu’elle regretta immédiatement. Roro, sa bichette il ne l’arnaquait pas, il lui filait toujours la plus pure des pures et ça elle l’avait oublié.

Va savoir combien de temps elle mit à finir complètement dans les vapes, mais cela ne sut tarder. Prise d’une soudaine bouffée de chaleur, elle avait décidé de se dévêtir et d’aller elle aussi calmer le sauvageon. Et son collègue trouva apparemment cela aussi intéressant car elle remarqua très vite qu’il les avait rejoints par un coup de rein bien placé. C’était à peu près vers ce moment-là que Robert les avait quittés. Lui c’était les petites filles ou son grand dadais qu’il aimait, les plans à plusieurs sans lui.
Pour le reste, une seule chose était sûre. Elle se souvenait encore de la morsure du drap qui ripait sur la peau nue de son dos, de deux corps la surplombant, celui juste au-dessus d’elle haletant de plaisir. Puis l’étreinte d’un corps plus chaud, plus fort, plus familier qu’elle avait doucement chevauché puis d’autres étreintes, dans d’autres sens… La seule chose qui ne la faisait pas souffrir au réveil était sa délicate petite rondelle rosée. Probablement la seule chose qu’on avait daigné lui épargner. Le reste de son corps était douloureux et en entrouvrant un peu plus les yeux elle vit quelques ecchymoses bleutées qui commençaient à s’étaler sur ses bras, sur ses hanches, une à l’intérieur de sa cuisse. Elle continua son inspection sans prendre plus garde à l’ahuri qui apportait à bouffer, il fallait qu’elle vérifie si tout était encore en état de marche.
Chose fut faite, et c’était sans problème quelque chose de bien vu qu’elle n’avait rien de cassé et rien de trop abimé. Elle marmonna, en reconnaissant l’imbécile heureux, quelque chose, comme un prière à l’intention de son ami.

Adora : « J’espère que tu me pardonneras Robert… »

Elle haussa la voix, s’adressa directement à un des assaillants de sa nuit.

Adora : « Ce n’est pas parce qu’on a couché une fois ensemble qu’on est liés pour la vie t’as compris ?! Parce que sinon je crois que je serais morte depuis bien longtemps si les destins de deux personnes qui partagent un même corps une nuit sont liées à jamais. »

Oui parce que visiblement, valait mieux lui dire clairement les choses avant qu’il ne se fasse un quelconque faux espoir comme quoi elle allait désormais le suivre docilement et amoureusement comme une gentille femme aimante. Et puis la polygamie ce n’est pas autorisé partout, alors comment réglerait-on un tel problème ? En tuant un ? Si ce n’était que ça, notre jolie demoiselle n’aurait absolument aucun scrupule pour ce clown.
Elle n’aimait pas les clowns, c’est moche un clown et ça fait peur.
En plus il semblait dans un délire incestueux, se prenant comme le père d’un des deux qui aurait couché avec les jeunes mariés lors de la nuit de noces. Urk.
Soudain elle remarqua l’étendue du massacre en apercevant le petit tas de matières plastiques quelque peu fripées et usagées, certaines encore dégoulinantes d’une substance visqueuse ne laissant aucun doute sur sa provenance.

Adora : « Oh putain ! »

Oui, elle venait d’être vulgaire mais là, toute prière était vaine, Robert ne la pardonnerait jamais et tout le monde sait combien il peut être méchant lorsqu’il est frustré ou mécontent et là il ne lui pardonnerait probablement jamais, même si c’était plutôt son autre compagnon qui avait plus à craindre. A la vue de son fessier épargné et de la couleur des petits capuchons, ce n’était pas lui qui avait pris mais le bienheureux.
Elle lui jeta un regard mauvais et attrapa le plateau, sans prendre la peine de plus se couvrir, de toute façon il avait dû la voir nue toute la nuit, le seul truc dérangeant serait si elle se foutait de la bouffe dessus… Allez, concentration et on fait attention.

Adora : (la bouche pleine) « Par contre, Robert sera pas content du tout, donc va falloir que tu assumes tes actes mon gaillard et le plus rapidement possible si tu ne veux pas qu’un de mes très chers potes trouve le moyen de nous lobotomiser tous les trois. Même si c’est contre mes principes de base après une coucherie, va falloir assumer parce que nos destins semblent vaguement, j’ai bien dit très vaguement liés pour au moins quelques mois. »

Sur ce elle enfourna une bonne grosse tartine, car même si c’est pas féminin faut avouer qu’elle avait franchement la dalle.



[Pour toute réclamation, mp moi Alh /o/]

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« Quel plaisir j'aurais à me venger ! Je la retrouverai, cette femme perfide ; je reprendrai mon empire sur elle. Si l'amour m'a suffi à trouver les moyens, que ne fera-t-il pas, aidé de la vengeance ? Je la verrai encore à mes genoux, tremblante et baignée de pleurs, me criant merci de sa trompeuse voix ; et moi, je serai sans pitié. Il n'est plus pour moi de bonheur, de repos, que par la possession de cette femme que je hais et que j'aime avec une égale fureur. Je ne supporterais mon sort que du moment où je disposerai du sien. Alors, tranquille et satisfait, je la verrrai, à son tour, livrée aux orages que j'éprouve en ce moment et j'en exciterai milles autres encore. » Parler d'Adora ♥
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MessageSujet: Re: Un nouveau lendemain est toujours une nouvelle surprise. [Pv. Adora]   Jeu 2 Fév - 0:11

[Post un brin limite, attention aux âmes sensibles !]
Oldelaf~~La Tristitude

( A écouter séparément ou avant le post, pour éviter de s'embrouiller ).
Comme un violent coup de poing sur la gueule, les souvenirs de Gintoki refaisaient surface. Il aurait dû le savoir depuis le début pourtant : comment avait-il réussi à nettoyer tout son vomi ? On l'avait aidé. C'était ainsi qu'Adora et lui avait fait couche commune. Seulement, il se souvenait fort bien à présent d'un homme bedonnant et qui avait une moralité tout aussi douteuse que la sienne. Il se souvenait de Robert. Et ce genre de souvenirs n'était pas véritablement agréable. Ce genre de souvenirs était exactement le type de réminiscences qui vous conduisait à devenir un Serial Killer ne s'attaquant qu'à des p'tits gros ou à des vieilles dames habitant seules. Le Samouraï n'était déjà pas réputé pour être sain d'esprit, mais le tourbillons d'instants que son subconscient aurait normalement dû enfouir au plus profond de lui-même n'arrangeait rien. C'était... c'était insoutenable. Son esprit déjà endommagé et complètement cinglé allait se déchirer, tant ce qu'il avait vécu était horrible : imaginez l'effeuillage sexy d'un cinquantenaire à la face rubiconde. Imaginez ce tsunami de bourrelets se déchaînaient sur les côtes de votre rétine, imaginez des rivières de sueur roulaient sur sa peau tendue comme mille tambours ? Imaginez. Simplement, imaginez. Imaginez les vêtements qui glissent au sol façon strip-tease coquin et la langue de Robert qui passe sur ses lèvres entachées de bave, excité. Excité à l'idée de copieusement vous violer. Ce n'est pas très réjouissant. Pas très réjouissant du tout. Gintoki se souvenait heureusement de la suite : alors que Robert, avide d'empapaouter autre chose que des pucelles pré-pubères et voulant se payer une bonne tranche de Marine albinos sautait sur lui, l'adulte avait fait ce que toute petite fille ne pourrait pas faire ; il avait fait pire. Pire que son potentiel agresseur sexuel. Gintoki avait levé les deux poings.

Et les avait carré dans des orifices qui n'étaient pas adaptés.

Robert s'en souviendrait toute sa vie. Gintoki deviendrait encore plus traumatisé et tordu qu'il ne l'était auparavant.

Ainsi va la vie les enfants. Parfois, pour se défaire d'un violeur bedonnant, il faut lui faire quelque chose d'inattendu. Quelque chose qui le marquera à vie. Ce qui était marqué chez Gin, c'était clairement l'odeur ignoble qui se dégageait de ses bras. Ses bras entiers. L'homme les regarda. Il renifla. Eut envie de vomir. Alors, le Guerrier décida de les couper. Oui, trancher toutes les choses qui le liaient à Robert. Sa carrière dans la Marine ? La Voie du Sabreur ? Qu'est-ce que c'était que ces merdes en comparaison du fait qu'il venait de perdre ses deux bras ? Oh, nous savons tous ce que vous allez dire bon peuple, "il peut simplement les laver". Les laver ? MAIS TU TE FOUS DE MA GUEULE SALOPARD ?! Ses papattes étaient souillées à jamais, éternellement meurtries au plus profond de leur chair. Même s'il était loin d'être un docteur, Gintoki était d'ailleurs certain qu'ils étaient d'ors et déjà entrain de de se nécroser et que prochainement, on le prendrait pour le jumeau albinos du Pirate Squelettique qu'il avait rencontré à Centaurea. Regardant son sabre d'un air désespéré, la solution apparut enfin dans son esprit, illuminant son visage de sa clarté digne d'un lampadaire défectueux. Il avait contourné trop rapidement le problème de se laver les mains, en oubliant qu'il avait sous ses ordres un homme merveilleux et digne de sa confiance... en oubliant l'existence du plus grand sous-fifre de tous les temps. Kobra Sanchez, Matelot de son état, était un Cyborg, mais aussi un émérite homme à tout faire, tant secrétaire, chercheur de revues pornos rares, qu'excellent technicien de surface. Et surtout, Kobra possédait dans l'un de ses bras, une terrible arme, un merveilleux outil punitif et nettoyant, tel un Swiffer venu de Dieu lui-même : un kärcher modèle Arès. La puissance et le potentiel de cet engin était d'un ordre si grand, que seule la comparaison avec le pouvoir destructeur du rot d'un Roi des Mers vous ferait comprendre pourquoi Gintoki remettait l'avenir de ses mains dans le canon à haute-pression du Matelot Sanchez.

Enfin rassuré quant au nettoyage final de ses mimines, le Lieutenant s'habilla tout en écoutant et observant Adora. Apparemment la gourgandine le prenait pour un de ces pathétiques amoureux transis après seulement une nuit à s'limer la chandelle. La demoiselle avait seulement oublié deux points : premièrement, que Gintoki ne se rappelait de rien. Lorsqu'il faisait des efforts pour recouvrer la mémoire, il revoyait Robert se titillait le bout des tétons en le regardant d'un air langoureusement torve. Pas de quoi vraisemblablement lui donner envie de fournir des ahans, surtout si c'était pour pareil torture. Deuxièmement, que le Marine était plutôt le genre à courir la gueuse, à troncher la passante, à piner la crémière, à tringler la marâtre, à forniquer la secrétaire. Se trouver une fiancée et être l'homme d'une seule femme pour le restant de sa vie n'était pas encore au programme et à bien y repenser, le Samouraï n'avait jamais vraiment prêté attention à l'idée d'se caser. Autant dire que la réaction suivante face aux champs de massacre des capotes d'Adora fut un délice pour les yeux -surtout quand, énervée et visiblement affamée, elle lui prit le plateau qu'il avait posé au bord du lit, dévoilant toute sa sculpturale magnificence. Bien entendu, Gintoki n'allait pas lui raconter qu'il ne se souvenait de rien et apprécia, en toute légitimité, le peep show gratis qui lui était offert. Ce qu'elle lui révéla ensuite, mangeant à poil -il rêvait qu'elle se foute de la confiture dessus et nous savons tous, lecteurs, que vous partagez son point de vue- c'était les répercussions de ses actes de la veille. Apparemment, le dénommé Robert était accro à la jeune femme et n'aimerait pas l'idée qu'elle se soit "donnée" à un autre. Ce qu'Adora ne savait pas, c'était que Gintoki était loin de n'être qu'un rigolo vomissant un peu partout et ayant les mains baladeuses. Gintoki était aussi une petite salope de Lieutenant ; en tant que tel, un pédophile bedonnant et ses copains pouvaient aller se faire récurer le fondement avant de pouvoir lui faire avaler son bulletin d'naissance -ce qu'il n'avait d'ailleurs pas étant orphelin. Saloperie d'enfance à la con.

« Ton Robert, si c'est un peu ton Jules, t'avait qu'à mieux t'en occuper, merde ! Si j'm'consacrais à toutes les salopes qui ont en après moi, j'aurais des gagneuses tout autour du ventre, les couilles en Granit Marin et mes bordels feraient la taille de Mariejoa ! Alors, tes p'tits copains, c'est bonnard, j'les vois, j'leur meuble la culasse façon épicier d'marché noir ! Ils en auront tellement dans la brioche qu'ils pourront plus prononcer les voyelles. Faut pas croire, j'ai beaucoup de fantaisie à r'vend' moi, y a qu'à d'mander ! »


Après avoir répondu à la donzelle, le Samouraï lui pria de s'habiller, lui disant qu'il était temps de quitter cette fête qui avait sérieusement dégénéré. Suite à son rangement de la pièce et à sa dissémination des capotes façon art moderne dans une poubelle quelconque, le Lieutenant ouvrit la porte. Puis la referma. Puis la rouvrit. Son visage se décomposa. Devant lui se tenait une scène homérique, un tableau dantesque. Ils n'avaient pas été les seuls à déconner un peu hier soir. Nan... hier soir... pendant cette fête... Tous les Marines avaient trop bu. La veille, après ses séances de vomissement, l'ambiance s'était réchauffée via l'alcool. La liesse générale s'était transformée en manifestations plus physiques et plus sentimentales. Gintoki s'effaça pour qu'Adora voit l'ampleur du massacre : partout, dans les coins, sur les tables, en-dessous des meubles, par terre, debout, dans les placards entrouverts, étaient des corps nus. Si la découverte de la transformation de la soirée en baisodrome avait déjà ébranlé sa foi en sa chance, ce qui se déroulait sous ses yeux présentement ne lui faisaient que rechercher une corde pour se stranguler. Robert. Et d'autres -Pas ses potes, nan, d'autres gens qu'il ne connaissait ni d’Ève, ni d'Adam- se battaient. Ou plutôt, nan, arrêtait de se battre, totalement à poil, pour se tourner vers eux. Robert et sa bande mixte, (comprendre composé autant d'hommes que de femmes, mais aussi de ses potes et de partouzeurs aux mines patibulaires rencontrés dans la soirée) réveillaient tout à chacun, puis leur chuchotait quelques mots doux à l'oreille, ce qui avait pour effet de les placer de leurs côtés. Apparemment, Robert, peu content du traitement qu'avait subi Adora faisait circuler quelques rumeurs sur lui pour foutre en pétard le gratin présent. Complétement dénudées et encore à moitiés torchées, c'était une armée nue qui se dirigeait vers eux.


« Pourquoi quand y a des femmes à poils qui veulent se jeter sur moi, c'est jamais pour qu'on tire un coup, heeeein ? Fête de merde. »
Il se tourna vers Adora, se souvenant de ce qu'elle avait dit plus tôt sur le fait qu'ils étaient liés.

« Je sens, très chère, que nous vivons le début d'une très belle amitié. »

[En espérant que tu aimes héhé ; si tu veux que j'édite, je le répète, j'ai aucun prob' pour changer des points d'mon post -ou on peut aussi discuter de la suite du topic.]

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Dernière édition par Donten Gintoki le Ven 3 Fév - 19:57, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Un nouveau lendemain est toujours une nouvelle surprise. [Pv. Adora]   Jeu 2 Fév - 15:16

« Un nouveau lendemain ?»
Feat Alheirï S. Fenyang & Gintoki Donten



Visiblement ça le dérangeait qu’elle se mette de la confiture partout, pourtant ce doux liquide fruité et sucré qui lui glissait doucement sur la poitrine rendait une image plus que sympathique de notre jolie demoiselle qui pourtant n’avait pas du tout la classe en mangeant de la sorte. Mais pourquoi ne pas profiter que nous soyons dans le monde du roleplaying pour réaliser tous ces débuts de fantasmes de femme se tartinant tranquillement, sans faire le moins du monde exprès, ses délicates formes ? Bah, non, on ne peut pas, et on peut encore moins s’attarder là-dessus. Mais tant pis, je prends quand même la peine de m’attarder sur cette délicate perle rougeoyante. Brillante et luisante, elle glisse sur cette peau lisse et blanche, dans un magnifique contraste sucré et délicieux. Adora brandit son doigt, tout aussi pâle afin d’arrêter le course le long de son renflement, avant qu’elle n’atteigne ce qu’il ne fallait pas. Elle en oubliait l’autre ahuri, tellement elle était concentrée dans cette vision magnifique. Il ne faut pas non plus nier les penchants lesbiens de la demoiselle qui la poussent régulièrement à admirer son corps et à regretter qu’il n’y en ait pas des aussi bien montées à chaque coin de rue. Ce serait son petit paradis personnel. Mais ça on va arrêter, s’attarder encore et encore sur ce qu’elle vient de lécher du bout de sa petite langue rose avant d’avaler avec délice. Elle continua de lécher ses doigts, ignorant les injonctions de son supérieur, lui conseillant de se rhabiller. Le voilà bien prude pour quelqu’un qui lui était passé dessus pendant une bonne partie de la nuit…

Il débita aussi un blabla sur sa relation avec Robert, ce qu’il ne semblait pas avoir compris, c’est que c’était à elle qu’il allait en vouloir le Roro, parce qu’il n’aimait pas les femmes aussi en chair que le sergent-chef, donc, techniquement c’était plus à notre belle demoiselle qu’il devait en vouloir. Même s’il était un nounours, il risquait de trouver ça peu arrangeant. Donc, quand elle vit son visage tordu par la fatigue, l’alcool, et d’autres consommations illicites et/ou physiques. Il n’avait qu’à moitié l’air content. Espérons que sa fatigue lui avait fait oublier une partie de ses malheurs. Le sourire tranquille qu’il finit enfin par aborder, enfin ce qu’elle put en voir parce que l’autre zigoto semblait vouloir tester si en faisant ouvert/fermé avec la porte, la réalité allait changer.
Et bien non, ce n’est pas en faisant cela que tout allait changer. Adora daigna sortir du lit en se releva, prenant garde à ne pas renverser de nouveau de la nourriture sur elle, afin d’éviter que je fasse, comme les gens à moitié nus, de faire une fixation dessus. Elle prit une chemise qui traînait par terre, et l’enfila rapidement afin d’avoir l’air un minimum plus décente. Hum, c’était presque encore plus sexy en fait. Il était donc vrai qu’une femme à moitié dévêtue est beaucoup plus excitante qu’une femme complètement nue. La capacité de l’imagination à transformer le peu de bout de chair que l’on peut voir en une chose monstrueusement perverse et vicieuse, ou tout simplement belle, est fantastique. D’où l’intérêt des sous-vêtements.
Bref, elle se leva pour aller voir de plus près le joyeux bordel qui se déroulait jute à côté, elle passa devant son supérieur hiérarchique sans vraiment prendre garde à lui, espérant surtout qu’il n’allait pas vouloir refaire une tentative de fermeture de la porte pour que la réalité change. Ce serait chiant de finir coincée parce qu’il a voulu se soustraire. Mais heureusement, il ne le fit pas. Notre grande brune, traversa l’assemblée, ne prêtant pas la moindre attention à ses collègues qui se sautaient joyeusement l’un sur l’autre, même si son arrivée avait fait comme un silence. Elle posa doucement sa main sur l’épaule de Robert, la caressant doucement pour le rassurer et le calmer.

Adora : « Rentres chez toi, et ne t’inquiète pour rien. »

Il la fixa dans les yeux, cherchant à puiser du réconfort dans ses paroles. Il y trouva visiblement ce qu’il cherchait et parti sans demander son reste, laissant ceux qu’il avait entraînés avec lui sur le cul qu’ils avaient si bien mis à nu. Il ne restait donc plus qu’à se débarrasser de ces soulards qui semblaient ne pas avoir tout compris au reste de situation. Ils décidèrent donc de s’amuser un peu plus, surtout lorsque l’un d’entre eux poussa un espèce de cri de guerre avant de lui sauter dessus. Elle lui fila un grand coup de pied avant, dans un soudain élan de timidité se rappeler qu’elle n’avait pas encore remis ses sous-vêtements. Mais comme tout manga de combat bien fait, peu importe ce qu’elle faisait, on ne voyait jamais rien. La magie des ombres dirons-nous. Enfin bref, elle latta l’imprudent, il avait pris un risque énorme, bien plus énorme que celui de simplement attaquer quelqu’un de plus fort que lui, de réveiller toute cette bande d’enragés.

Et bien oui, tous les autres abrutis avaient enfin compris qu’ils pouvaient faire quelque chose de beaucoup plus intéressant, soit de sauter tous en cœur sur la belle demoiselle qui venait de massacrer son collègue avec facilité, malgré ses courbatures. Vous savez tout comme moi qu’il est difficile de se mouvoir avec agilité, surtout après une nuit très agité, pourtant notre demoiselle n’avait aucun problème à tabasser ses collègues, ne disons surtout pas que c’est parce qu’elle a l’habitude, ne le pensons même pas car ce serait indécent. Retirons cette pensée comme quoi elle se ferait tripoter et tout et tout très régulièrement. Ce n’est qu’une image créée par votre esprit ! Bref, revenons-en au massacre assez dégueulasse à voir qui se déroule ici-bas.

Il n’est probablement pas nécessaire de le rappeler, mais tout ce beau monde c’est bien rempli l’estomac cette nuit, et là, prendre des coups de pieds dans cette délicieuse partie mise à mal faisait ressortir les saloperies qu’ils avaient pu ingurgitées. Et ça devait faire très mal. Et c’était encore moins beau à voir. Parce qu’au milieu de toutes ces couleurs, le rouge se mettait à dominer doucement. Les entrailles étaient vraiment malmenées. Elle acheva rapidement les quelques rampants qui se montraient encore un peu trop agressifs, les autres semblaient avoir cru que ça tournait à la bagarre générale, alors que c’était plus à sens unique. Elle fit alors son plus beau sourire à Gintoki.

Adora : « En effet, on peut très bien devenir potes mon grand ! »

Disons que ça lui avait pas mal calmé les nerfs à la belle de massacrer ce ramassis de mollusques vomissant, elle enjamba les restes au sol, évita les flaques qui parsemaient le plancher avant d’aller tapoter l’épaule de son supérieur hiérarchique d’un geste amical.

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MessageSujet: Re: Un nouveau lendemain est toujours une nouvelle surprise. [Pv. Adora]   Jeu 9 Fév - 23:53

The Beatles~~Here Comes The Sun
Adora Julian Hyou n'était pas une petite connasse. Ni geignarde, ni coincée du croupion, elle avait su brillamment retourner la situation à leur avantage et cela, sans plus de violence. Ou disons, avec une violence moindre que ce qu'aurait pu faire Gintoki -ou n'importe quel homme un brin porté sur la baston. Il semblait même qu'il s'était totalement trompé sur le problème en lui-même et qu'il avait sous-estimé Adora par la même occasion. C'était un bien joli spectacle de la voir démonter autant de mâles en furie. On aurait presque dit que tout cela n'était qu'une promenade de santé avec son grand-père qu'elle venait juste de faire sortir d'l'hospice. C'était vraiment quelque chose : les dents volaient, les dos se courbaient sous les coups, le sang et les tripes étaient expulsés des bouches et pourtant, une bonne humeur indescriptible habitait les lieux. Le Soleil se levait pour tous et ils dansaient sur les visages tuméfiés de ceux qu'Adora avait malmené, ainsi que pour ceux qui n'avaient rien fait. Tous se sentaient réchauffés au fond d'eux-mêmes. La bande qui avait suivi Robert et les quelques pervers en manque qui avaient attaqué Adora ne bougèrent plus, pourtant encore bel et bien capable de se battre. A quoi bon ? D'un accord tacite, la bataille était terminée. Tous les gens préféraient sans doute arrêter là le carnage et de nouveau vivre. Vivre avec le lourd fardeau qu'avait été cette soirée, ce défouloir des Marines où toutes les passions, même les plus cradingues s'étaient trouvés réaliser. Gintoki voulait aussi oublier Robert et passer à autre chose. Quoiqu'il en dise et quoique sa perversité quasi-surnaturelle montrait, le Samuraï n'aurait jamais voulu avoir Adora dans son lit de cette manière. C'était plutôt... honteux. Le Lieutenant soupira, puis sourit, soulagé, tandis que les rayons de l'astre réchauffaient doucement sa tête. C'était mieux comme cela après tout.

Beaucoup de choses le préoccupait, ou plutôt les préoccupaient. La recrudescence des Pirates, la réapparition des Révolutionnaires, la semi-victoire qu'avait été Centaurea, le monde qui redevenait dangereux pour tous les citoyens... Autant d'inquiétudes qui avaient amené pendant ces trois mois tant de célébrations autour de la Bataille qu'ils avaient mené à son terme au Pic de Kila. Il fallait après tout bien se rattacher à quelque chose, à un ultime espoir avant de repartir au combat, en devant sans cesse lutter pour la Justice et l'Ordre. Mais leurs cœurs assombris se teintaient des couleurs chaudes du soleil, reprenant courage. Il n'était plus temps de s'amuser et de se dorer la pilule. Fini de se la couler douce au coin de quelques cocotiers, avec de jolies garces dans chaque bras. La luminosité agréable était le héraut de leur volonté, tantôt vacillante et semblant vaincu par les nuages, tantôt rayonnant d'un éclat que rien ne pouvait arrêter. La poitrine de Gintoki se gonfla d'un orgueil bien à lui, rasséréné. Oui, il était temps... Il fallait reprendre la route à présent. Toujours avancer et progresser, en dépit du danger. Tout à chacun se releva de son propre chef, silencieux et pensifs ; néanmoins souriants. Ils se rhabillèrent, certains quittant honteusement l'endroit et ne regardant plus leurs collègues de la même façon, d'autres assumant pleinement et faisant déjà quelques plaisanteries à ce sujet. L'histoire raconte même que c'est pendant cette journée que naquit l'expression "comme cul et chemise", révélant un sens bien différent de celui du pécore. Adora, radieuse, enjambant de pauvres victimes de ses coups de taloches, illuminait réellement la pièce de sa présence. C'était son sourire. C'était enfaite tous leurs sourires. Gintoki lui aussi sourit jusqu'aux oreilles, étrange croissant de lune dans le ciel de son visage. La lumière solaire baignait la pièce de toute sa clarté ; et il n'y avait pourtant que des demi-lunes à contempler.

Après que le Sergent-Chef l'avait congratulé du plus beau maquillage d'une femme -un visage heureux- elle répondit à sa phrase, puis lui mit la main sur l'épaule, ce à quoi le Samouraï répondit d'une bonne claque au panier comme lors de leur première rencontre. Avec un de ses sourires goguenards, mais néanmoins éclatant, il lui posa la main sur le bras avant de subitement la caler sur sa propre épaule et de partir avec elle, toujours la mine réjouie, comme si c'était un geste naturel. La déposant à quelques rues du bâtiment que la Marine avait loué, celui-ci lui donna un papelard vantant les mérites du 13 ème Contingent, papier que Kobra avait réalisé avec amour et dévotion. C'était un projet comme un autre, mais Gintoki avait l'impression que Adora ferait une parfaite recrue pour cette unité un peu spéciale. Il lui donna le numéro de son Escargophone pour qu'elle puisse le joindre et lui donner sa réponse. Alors qu'ils se quittaient, Gintoki la salua de la main et lui dit qu'il allait s'occuper du ramdam de la fête -les couvrant contre leurs supérieurs. L'astre les éclairait tous deux et parcourait leurs cheveux de délicats clignements, joyeuses étincelles d'un jour bien étrange... Le Lieutenant rentra dans le bâtiment et expliqua aux fornicateurs ce qui allait se passer :

« Z'allez tous décarrer d'là avant qu'j'vous colle mon peton dans les roupettes et prestossimo si vous voulez pas que j'm'adonne à la fouille d'vot' fondement -même si j'suis sûr que ça vous déplairait pas, bande de coquinous ! Allez, cassez-vous, j'vous dis ! Arrêtez de m'regarder comme un cul-d'jatte danseur de claquettes, faites-ce que j'vous dis, j'suis vot' supérieur, bande de tarlouzes ! Quoi, qu'est-ce t'as toi là bas ? T'veux qu'on s'la donne ? Hein ? HEIN ? HEEEEEEIIIIN ? Nan ? Alors, bouge tes grosses miches pleines de gras ! »

Les soldats, semblant se remémorer les difficiles marches pendant leur formation fusèrent telles des Super Colverts en période en rut en emportant leurs vêtements. Tout penaud et apparemment gêné d'avoir pour une fois passé du bon temps, Kobra Sanchez arriva, totalement dénudé, ses vêtements s'étant perdus dans les limbes de sa mémoire et la peau synthétique de son bras apparemment mal en point. Gintoki lui ordonna de tout nettoyer et le sous-fifre obéit. C'était assez étrange de voir ses fesses scintillaient sous les rayons moqueurs pendant qu'il jouait de son kärcher modèle Arès.

***


Tous les matins du monde étaient chiants.
Le Colonel le savait.
Il avait été appelé parce que de nombreuses personnes s'étaient plaints des bruits de copulation qui émanait de cet endroit.
Endroit qui avait été, selon ses informations, le témoin d'une fête de la Marine.
Le bougre entra, visiblement prêt à en découdre quand il tomba sur une scène étrange.
Gintoki était seul, au milieu de la salle, debout et bien campé sur ses jambes, les bras croisés.
Le Colonel s'approcha pour mieux le voir et lui demanda :

« Qu'est-ce qu'il s'est passé ici ?! On m'a d-

- Il ne s'est rien passé ! »

On ne demandait pas à un homme de dire ce qu'il s'était passé la veille.
Surtout quand il vous regardait avec les yeux d'un type qui pourrait tuer pour réussir.
Tous les matins du monde sont sans retour... Et le soleil était venu, doucement, tout doucement, auréolé sa silhouette de lumière.
Aujourd'hui, finalement, il s'était peut être fait une amie.
Chaque nouveau lendemain apportait son lot de surprises...
[Allez, hop, fin toute sympa et post un brin pourri, désolé.]

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MessageSujet: Re: Un nouveau lendemain est toujours une nouvelle surprise. [Pv. Adora]   Sam 11 Fév - 16:49

« Un nouveau lendemain ?»
Feat Alheirï S. Fenyang & Gintoki Donten



C’était digne d’un collage de gamin, avec tout ce qui va avec, et surtout des petits cœurs partout. Pourquoi lui donnait-il cela ? C’était juste perturbant qu’un de ses supérieurs lui donne une de ses créations de la sorte, peut-être espérait-il qu’elle le félicite pour ce remarquable carton colorié sans dépasser. Quoique ça elle ne pouvait pas le savoir, si ça se trouve il y avait une table quelque part qui était dans un sale état. En lisant, tant bien que mal, ce qu’il y avait d’écrit elle comprit qu’il voulait la recruter pour faire un rassemblement de Marines. Mmmh, intéressant, l’affichette aurait été beaucoup plus engageante s’il n’y avait pas collé de nombreuses photographies de lui dans des postures des plus insoupçonnables. Elle retourna le papelard pour noter le numéro d’escargophone de l’ahuris avec qui elle avait passé sa nuit et qui deviendrait très rapidement un super pote visiblement. Il y avait une petite note indiquant que c’était le bras droit de monseigneur Gintoki ici présent qui avait créé tout cela. Il y avait même un petit soleil, comme si tout cela allait illuminer nos cœurs face à l’adversité du monde. Sois la bienvenue dans le monde des bisounours de la Marine ma chérie, en gros.

Bah, pourquoi pas, il fallait qu’elle y réfléchisse un peu. Accepter son offre serait en quelque sorte se lier à lui, devoir donner un minimum de contre-rendu de ses faits et gestes, c’était s’attacher à quelqu’un. Même si d’un autre côté cela lui offrait l’opportunité d’avoir un semblant de « foyer », un endroit sur lequel elle pourrait retomber sans trop de difficultés. Enfin un endroit qui était plutôt une personne, et à la vue de la publicité qu’il semblait être en train de faire, ce n’est pas à une unique personne qu’elle se lierait. Difficile à envisager quand on a tenté de mettre de côté tous les sentiments qu’on avait eus pour les autres, lorsqu’on avait tenté de se débarrasser de tout ce qui peut nous attacher aux autres. Ça faisait longtemps qu’elle ne s’était plus envoyée en l’air avec des hommes, pas depuis qu’elle avait croisé l’autre enfoiré à Winter Heaven, ça lui avait fait un peu de bien quand même, elle avait désormais les émotions un peu plus en place. Plus la peine d’être un peu perturbée par ce souvenir quand elle repensait à ce qui s’était passé, le seul regret qu’elle pouvait avoir c’était de ne pas avoir pu le blesser comme elle le voulait, suffisamment profondément pour qu’il se souvienne d’elle en grimaçant.

Adora sentit comme une boule au creux de son ventre lorsqu’elle se pencha pour récupérer le reste de ses vêtements, il aurait été indécent qu’elle sorte aussi peu vêtue. La sergent-chef s’étonna toute seule de cette sensation, ce n’était pas du tout dans ses habitudes d’être malade après ce genre de soirée et encore moins d’être stressée sans raison apparente. Pourtant le fait été là, il y avait comme un nœud au fond d’elle, cette idée de corrompre un tout petit peu sa liberté semblait véritablement la déranger en fait. Mais peu importe cette sensation, il est bien connu que dans la Marine, se lier un peu trop c’est risquer des douleurs face à la mort de son compatriote, et ce genre de douleurs, elle ne risquait absolument pas de les ressentir, surtout que pour l’instant, le lieutenant était tout juste passé dans son estime de « abruti la prenant pour un sac de pommes de terre » à « peloteur et pote de boisson ». Le tout accompagné du fait qu’il était son supérieur hiérarchique, pour le moment tout du moins, elle attendait gentiment le moment où elle pourrait lui faire violemment mordre la poussière, et lui tâter les fesses au passage, comme il le faisait si familièrement avec elle.

La belle partit sans se retourner d’un chouia, il avait dit qu’il s’occuperait de tout, qu’il le fasse, si après elle se retrouvait dans une espèce de galère par sa faute, avec ce futur engagement qu’il lui proposait, elle aurait pas mal de moyens de lui faire payer, et puis elle pouvait aussi l’accuser de pas mal de choses, il devait encore moins blanc qu’il ne le paraissait déjà en apparence le gaillard, trouver une ânerie plus concrète à dire sur lui ne devrait pas être trop difficile. Enfin bon, aux cris qu’elle pouvait entendre de dehors, elle ne risquait absolument rien, surtout après le grand silence. Adora rit doucement en profitant du beau temps, c’était vraiment une bonne soirée, surtout si on oubliait le fait que Gintoki avait tenté de tout repeindre de la couleur de son jus d’entrailles. Une très bonne journée aussi qui commençait, prometteuse.
En arrivant dans ses appartements, elle prit la peine de défroisser le papier qu’elle avait machinalement foutu dans sa poche, en fait, il était un peu de vie dans tout ce blanc de la Marine, dans tout se vide, le collage n’était pas si mal fait… Elle s’était moqué de lui, mais on voyait bien que ce bras droit aimait celui qu’il servait -pour ne pas que si l’on dit accompagner cela fasse pervers. Peut-être qu’il valait la peine d’être apprécié, ou tout du moins considéré comme plus qu’un simple peloteur de fessiers ne tenant que très très mal l’alcool, surtout lorsqu’il s’amusait à vouloir voir s’il gardait son goût après avoir été recraché.

Ouais, plus qu’un potentiel bon pote, un bon pote sur qui elle pourrait éventuellement compter un minimum. Sans être dépendante de lui et de sa force, déjà qu’il l’avait sauvée une fois et tenté de la sauver une autre, il fallait qu’elle lui rende tout ça, au moins pour sa fierté personnelle. Quoiqu’on pouvait considérer qu’elle lui avait rendu un bout de service ce coup-ci… Une petite douche finirait de lui remettre les idées en place et elle ferait un choix un peu plus sensé, bien posé et non pas pris sur un coup de tête après une soirée un peu trop arrosée. Comme bonne exhibitionniste qui se doit, elle s’admira un instant dans le miroir de la salle de bain, caressant avec un certain mécontentement son ventre, il avait pris un peu de volume avec toutes ses soirées, même si c’était juste un minusculement peu, c’était déjà trop. Y a rien à faire, la bière ça fait grossir, dorénavant elle ne boirait que du rhum, ça devait moins faire grossir ça non ?
Enfin bref, elle prit la peine d’une douche rapide avant de décrocher le sien d’escargophone, composant le numéro que lui avait donné le lieutenant, en fait ce mollusque fonctionnait vraiment ! A chaque fois elle doutait de sa réelle utilité pour faire autre chose qu’apporter des emmerdes, et de la faire mater, mais ça, c’est une autre histoire.

Adora : « A… Allo ? C’est Adora… »

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« Quel plaisir j'aurais à me venger ! Je la retrouverai, cette femme perfide ; je reprendrai mon empire sur elle. Si l'amour m'a suffi à trouver les moyens, que ne fera-t-il pas, aidé de la vengeance ? Je la verrai encore à mes genoux, tremblante et baignée de pleurs, me criant merci de sa trompeuse voix ; et moi, je serai sans pitié. Il n'est plus pour moi de bonheur, de repos, que par la possession de cette femme que je hais et que j'aime avec une égale fureur. Je ne supporterais mon sort que du moment où je disposerai du sien. Alors, tranquille et satisfait, je la verrrai, à son tour, livrée aux orages que j'éprouve en ce moment et j'en exciterai milles autres encore. » Parler d'Adora ♥
Les liaisons dangereuses ; Choderlos de Laclos
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MessageSujet: Re: Un nouveau lendemain est toujours une nouvelle surprise. [Pv. Adora]   Dim 12 Fév - 14:19

    Hyou J. Adora
    Qualité : 5/5
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    Mise en page : 1/1
    TOTAL : 14 XP + 3 bonus
    => + 17 XP ==> LEVEL UP !

    Remarques : ENFIN, tu as réussi à gommer tes répétitions incessantes et tes fautes d'orthographe et de syntaxe. En plus tu as un style qui vabien à ton personnage et qui te va bien à toi, avec quelques gouttes d'espièglerie dissimulées ci et là. Par contre, il n'y a que ton dernier post qui présente ce niveau très agréable et j'me dois te pénaliser tes répétitions et ton orthographe des deux autres autres posts. Tu m'en voudras pas? ;w;


    Donten Gintoki
    Qualité : 5/5
    Langue : 4/4
    Quantité : 3/3
    Originalité : 2/2
    Mise en page : 1/1
    TOTAL : 15 XP + 3 bonus
    => + 18 XP + 5 Points d'Honneur

    Remarques : C'est bon, c'est bien écrit et c'est (parfois drôle). Si on excepte la p'tite dose de mauvais gout au milieu de ton deuxième post, le reste est effectivement très très bon, donc j'ai du mal à reprocher quoi que ce soit. Une fin assez réussie en plus. Quel homme.

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"Vous avez à boire sinon?"

Spoiler:
 


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Un nouveau lendemain est toujours une nouvelle surprise. [Pv. Adora]

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