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 L'homme seul ne pourra mettre le bateau à la mer. [Pv. Makoto]

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MessageSujet: L'homme seul ne pourra mettre le bateau à la mer. [Pv. Makoto]   Dim 29 Jan - 4:46

Centaurea, 3 mois plus tôt, juste après la bataille qui s'y est déroulé.

La Guerre. Un fléau qui faisait trembler le monde depuis des décennies. Inhérente à l'homme diront certains. Inévitable diront d'autres. La Guerre est une chose triste, un monstre qui ravage tout. Les maisons s'ébranlent sur leurs fondations et finissent par être détruites et tous les souvenirs qu'elles avaient en elles avec. Nous ne parlerons plus des étranges bruits que les parents faisaient tard le soir, ni même du flagrant délit d'attouchement mutuel que vous faisiez entre "copains de révisions". Les gens meurent. Par dizaines, par milliers. Les familles sont disloquées, éparpillées, jetées sur les routes. Les veuves pleurent. Les orphelins n'ont qu'à survivre. Tous ont des cœurs ternes. Condamnés à faire le tapin pour survivre, à mendier dans la rue, tous sont nostalgiques de ces jours où ils pouvaient s'engueuler entre voisins, où ils pouvaient gronder leurs enfants qui ne sont plus. Cela n'avait été qu'une bataille, qu'une simple escarmouche et pourtant, tant de gens étaient morts. Des Civils, des Révolutionnaires, des Pirates, des contrebandiers, des Marines. Peu importait le camp, les cadavres n'avaient plus d'idéaux. Tous se décomposaient de la même couleur, inévitablement réunis par-delà la tombe, enfin unis. Voilà ce qu'avait été la Bataille de Centaurea et plus encore. Elle avait été un tombeau pour beaucoup, mais un terreau vivace pour les survivants. Oui, beaucoup de rêves avaient été détruits, mais d'autres étaient nés ce jour-là, Gintoki le savait bien. Et tandis que les gens cherchaient les yeux hagards leurs chers disparus, que les Marines retrouvaient leurs camarades, le Samouraï ne pouvait que penser à demain. Était-ce mal de préférer regarder le bleu magnifique du ciel au charnier qui l'entourait ? Oui. Mais le Samouraï ne rejetait pas les morts et si son visage était tendu vers l'horizon, c'était pour mieux leur promettre d'accomplir ce qu'ils n'avaient pu réaliser de leurs vivants. Son dos était tourné vers eux et son visage regardait à présent l'océan.

Le dos d'un homme n'était après tout fait que des fardeaux qu'il portait. C'était à cela qu'on reconnaissait toujours les personnes admirables. C'était le dos de Shouyou. Et à présent, il voulait que son dos aussi supporte les promesses et les rêves de tout à chacun. Les gens n'avaient pas à endurer les blessures seuls, ni à souffrir de leurs obligations. Gintoki se détourna enfin du spectacle de sa contemplation et aida lui aussi à ramener les blessés et à lister les survivants de la bataille. Il y avait beaucoup à faire ici et tant plus tard, dans d'autres endroits. Toute l'île était animée par la reconstruction et bien des gens aidaient du mieux qu'ils pouvaient, Civils, comme Marines. C'était étrange de voir à la fois se mêler réconfort et tristesse, enthousiasme et peine au même endroit. Voir des familles être réunies et d'autres détruites dans le même temps. La Bataille avait changé la donne : l'ère de la Paix était révolue et les Pirates et Révolutionnaires étaient bels et bien de retour. Et cela pour de bon. Les Marines devaient dorénavant faire leur boulot et prendre en charge tout cela. Ils devaient montrer que ces cents ans de tranquillité ne les avait pas rendus faiblards. L'occasion était trop belle pour notre héros de faire ses preuves. Depuis qu'il avait quitté son île natal, il avait enfin l'occasion d'accomplir quelque chose et c'est pourquoi il avait eu l'idée de créer un équipage de Marines qui, comme lui, avaient soif d'aventures. Ce qu'il n'avait pu accomplir avec les gens sous ses ordres à Centaurea, il l'accomplirait avec des Marines triés sur le volet, aux convictions solides et sortant de l'ordinaire. Tous les rejetés, les déchets, les types déjantés que personne ne voulait, il les accueillerait à bras ouverts et prendrait leurs fardeaux ! Plus question de perdre du temps en vain, l'hésitation était un luxe que tous les soldats du Gouvernement Mondial venaient de perdre. Il devait devenir plus fort, assez fort pour avoir sa place dans cette nouvelle ère, face à ces pirates tous plus cinglés que les autres comme l'équipage de Joe SmökE.

Se détournant du travail, le Samouraï alla s'installer sur une chaise longue pour potasser un peu certaines requêtes des habitants de l'île, ainsi que quelques magazines pornos qu'il avait réussi à obtenir en marchandant. Enfaite, surtout les magazines pornos. C'est que notre bonhomme avait réussi à mettre la main sur des photos de quelques jeunes et jolies filles d'Alabasta et que ça valait son pesant de cacahouètes. Regardant avec une grande concentration les demoiselles aux courbes exotiques, il n'aperçut pas Kobra Sanchez qui revenait de l'Avant-Poste avec les informations qu'il avait demandé. Haletant et ahanant comme un chacal déshydraté, notre bon vieux matelot, peut être même plus pervers que Gintoki, regagna toutes ses forces dès qu'il vit quelles images magnifiques s'offraient sous les yeux de son supérieur. A la vue de la voluptueuse croupe des danseuses de Sandy Island, Kobra ne put en effet réprimer un jet de sang fusait hors de ses naseaux et la toile de son pantalon se gonflait d'un orgueil bien masculin, tandis qu'il lâchait énergiquement les rapports qu'il venait de ramener pour son patron. C'est à ce moment précis que Kobra put apprendre quelque chose de plus sur Gintoki : il avait de très bons réflexes. Si bons, qu'il pouvait lancer son magazine en l'air, lui pétait la gueule d'un coup d'tatane bien placé dans l'abdomen et récupérer les rapports dans un seul et même mouvement ; une salope nommée "vitesse". Alors que le Matelot s'effondrait, courbé en deux par sa correction, le Marine avec le plus grand sérieux se rassit tranquillement, tendit la main vers le firmament d'un air nonchalant et rattrapa sa revue cochonne, ainsi que les doléances du bon peuple. Portant son attention sur ce qu'avait emmené son sous-fifre, Gintoki tomba à la renverse. C'était une lettre signée de la main du Vice-Amiral Kenshin.

Seigi D. Kenshin a écrit:
Par la présente let**e et par vos actions hé***ques, vous êtes promu Lieutena*t de ********. Vous ***evrez votre so**e, plus un bonus. 440.000 **** vous seront ajoutés sur votre c****.

Avec mes salu*** *********,
Se*** D. Gouken, ***e-Amiral de la Marine, Chef des Forces Armées du *********t Mondial sur les Blues.

PS : désolé d'avoir tout salopé.

« Mais il a tout sali ce con ! Et en plus il s'excuse, t'es Vice-Amiral ou t'es une soubrette maladroite bordel ?! »
Le Vice-Amiral était bien connu pour sa maladresse et les tâches de café qu'il avait sans aucun doute renversé avaient eu le temps de bien durcir de l'écriture au voyage jusqu'ici du Matelot.

« Kobra, ton compte-rendu d'la bataille ? »
- Chef... euh... De nombreuses pertes du côté des Révolutionnaires... un peu moins de notre côté, chef. Le Vice-Amiral a été plutôt casse-cou sur le coup, chef et donc, on a perdu pas mal d'hommes tout de même. Sinon, comme vous le savez il ne reste plus rien du village des contrebandiers chef. Il semble aussi qu'on a quelques candidats pour des primes, chef.

- ça promet ! »

Remerciant Kobra en le mettant sur sa chaise longue, Gintoki partit se promener, tout en songeant que l'avenir allait être très intéressant. Il lui tardait presque de voir les racailles des océans s'élançaient sur les mers en quête de richesse. Après tout, sans eux, la Marine n'était rien de plus qu'une gendarmerie bouffi de fierté et aux effectifs disproportionnés. Chemin faisant, le Lieutenant nouvellement promu observait les foules de démunis rêvant d'un avenir meilleur et les gens qui cherchaient désespérément leur passé disparu, quand quelque chose attira son attention.

Cette chose était une queue.
Une queue d’écureuil.
Une queue d'écureuil modèle géant.
Et elle était accrochée au cul d'une jolie fille.



« HEEEEEEEEEEEEEIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN ?! »

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